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 Sujet du message: esomeprazole...ipp...
MessagePublié: 02 Mai 2017 15:50 
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Enregistré le: 20 Juin 2016 13:52
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Bonjour,

Existe t il un equivalent "naturel" et efficace à l'esomeprazole?

Merci


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 Sujet du message: Re: esomeprazole...ipp...
MessagePublié: 02 Mai 2017 22:47 
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Enregistré le: 25 Août 2010 19:03
Messages: 7379
Localisation: bourgogne
j'ai envoyé cet apres midi à un ami lymé la lettre du dr R ( doc lyme )
Citer:
Ces médicaments qui pourraient vous rendre malade...

Je regardais la fin de l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2 à propos des médicaments en vente libre [1]. Il était notamment question de substances en spray nasal et en comprimés à base de pseudoéphédrine pour soigner les rhumes.

Ces substances ont le pouvoir de tuer.

C’est ce que racontait ce reportage en se basant sur l’histoire d’une personne d’une quarantaine d’années qui avait frôlé l’infarctus après avoir utilisé ces médicaments. L’Académie de Médecine a d’ailleurs demandé à l’Agence française du médicament de les placer sur liste, c’est-à-dire de ne les rendre accessibles que sur seule ordonnance médicale…

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ? En fait et toujours avec la même optique : réfléchissons à deux fois avant de prendre un médicament, même s’il est en vente libre.

Je voudrais vous parler aujourd’hui du reflux gastrique œsophagien (RGO) et des médicaments qu’on utilise pour le traiter. Il s’agit d’une classe de médicaments que l’on nomme « inhibiteurs de la pompe à protons ».

Le RGO, ou reflux œsogastrique, est une maladie que presque tout le monde connaît mais à des stades différents. Ceux qui ont des enfants ou des petits-enfants penseront tout de suite au « rot du nourrisson ».

Mais en réalité plus d’un Français sur dix en souffre, qu’il s’agisse de remontées de liquide plus ou moins acides, ou de douleurs de l’estomac, ou au-dessus de ce dernier (œsophage).

Les IPP, tout le monde connaît également, hélas…

Qui n’a jamais reçu une ordonnance pour ces produits destinés à bloquer les sécrétions acides des cellules gastriques pour soulager les douleurs et prévenir les ulcères ? Comme les vasoconstricteurs (pour soigner les rhumes) dont je viens de vous parler ci-dessus, sachez qu’ils peuvent aussi mettre votre santé en danger.

Après avoir vu le reportage, qui faisait référence à deux études scientifiques [3] publiées dans des revues internationales, dont l’une portait sur 240 000 sujets, j’ai commencé à approfondir mes recherches.

Je souhaite partager avec vous mes conclusions.

Un symptôme qui disparaît aussi vite qu’il est apparu
Mais avant d’aller plus loin, je dois vous confier quelque chose afin de vous faire réfléchir au fait que cela ne vaut probablement pas la peine de mettre sa santé, voire sa vie en jeu pour un symptôme qui peut disparaître aussi rapidement qu’il est apparu. Soit tout seul, soit avec quelques mesures élémentaires de nutrition et de bon sens !

Dans mon cabinet, j’avais coutume de dire à mes patients : « Un rhume mal soigné dure sept jours, et bien soigné, ne dure qu’une semaine ! »

Mais revenons aux reflux… Voici quelques réflexes à avoir plutôt que de prendre des médicaments qui ne traiteront pas le vrai problème.

Si vous souffrez chroniquement de ce type de symptôme, consultez un médecin et n’hésitez pas à lui suggérer de vous prescrire un examen visuel de l’œsophage ou de l’estomac qu’on appelle fibroscopie.

Ce n’est pas très agréable, j’y suis passé, mais c’est indispensable car ces lésions peuvent dégénérer. Le cancer de l’œsophage ou de l’estomac pardonnent rarement…

Avant d’envisager une quelconque solution, cessez de fumer ou réduisez votre consommation au maximum car le tabac est une cause favorisante de lésion bénigne, et bien entendu de sa possible dégénérescence en cancer.

Ne buvez jamais trop chaud ! On sait très bien que les populations qui boivent du thé presque bouillant ont un risque plus élevé : pensez-y quand vous mangez votre soupe.

Qu’il s’agisse de liquides ou de solides : mâchez. L’imprégnation salivaire préparera les aliments à leur absorption et diminuera le risque de corrosion gastrique.

Ne dînez pas trop tard, évitez de vous coucher à moins de trois heures de votre repas, ne mangez pas un repas trop copieux, trop gras ou trop « arrosé » le soir.

Rehaussez la tête de votre lit ou dormez la tête sur deux coussins et de préférence sur le côté gauche.

Je pourrais continuer ainsi avec d’autres conseils pratiques et fondamentaux, car presque tout le monde a connu à un moment de sa vie des remontées acides et a expérimenté ces conseils.

Voulez-vous mourir prématurément ?
les IPP prises au long cours peuvent :

D’une part augmenter le risque de maladies graves du rein de 20 à 40 %

D’autre part celui de mourir prématurément de 76 %

Alors que faire quand on souffre de ce type de maux ?

On peut bien sûr remplacer les IPP par des médicaments plus anciens comme les « pansements antiacide », les « modificateurs de la motricité de l’estomac » ou encore les « bloqueurs de l’acidité ou inhibiteurs de la sécrétion gastrique » appelés « anti H2 ».

Mais ces médicaments ont d’autres inconvénients.

Les « pansements gastriques » sont bien connus car ils soulagent rapidement reflux et douleurs gastriques en tamponnant les sécrétions d’acides. Présentés sous forme de comprimés à croquer avec des parfums synthétiques, ou de gels, ils contiennent des alginates mais parfois aussi de l’aluminium, qui est contre-indiqué lui aussi en cas de maladie rénale. Certains avancent qu’il pourrait augmenter le risque de maladie d’Alzheimer. Ce débat n’est pas clos. Ils peuvent aussi inhiber l’action de certains médicaments comme les bêtabloquants prescrits en cas d’hypertension, le fer, les hormones thyroïdiennes, l’aspirine qui peut jouer un rôle majeur dans la prévention des accidents cardiovasculaires. Certains de leurs composants comme le sorbitol peuvent perturber le transit intestinal et provoquer des ballonnements.

Les modificateurs de la motricité, eux, améliorent la vidange de l’œsophage et de ce fait ont une action positive sur les nausées. C’est aujourd’hui la « dompéridone » qui est utilisée, les médicaments précédents ayant été retirés du marché car ils pouvaient augmenter le risque de troubles cardiaques graves. Ce dernier, déconseillé en cas de troubles hépatiques, peut modifier la sécrétion d’une hormone hypophysaire appelée prolactine et aussi augmenter le risque de troubles du rythme cardiaque en cas d’administration concomitante d’un antifongique : le kétoconazole.

Les « anti H2 » ou « inhibiteurs de la sécrétion gastrique » bloquent la sécrétion acide des cellules gastriques et partagent de ce fait l’un des inconvénients des IPP (voir ci-dessous). Leur chef de file est la « cimétidine » qui peut, elle aussi, interagir avec de nombreux médicaments. Ils sont déconseillés pendant la grossesse, en cas de troubles cardiaques et rénaux, et peuvent augmenter eux aussi le risque de gynécomastie [4] et de troubles du rythme.

Bref ! Pas de solution miracle dans ces médicaments, ce qui ne veut pas dire que l’on ne peut en prendre ponctuellement si besoin. Si vous les prenez en automédication, je vous conseille fortement de le signaler à votre médecin traitant pour éviter des interactions médicamenteuses dangereuses. Car en diminuant les sécrétions acides, tous ces médicaments, IPP compris, peuvent modifier la flore intestinale et augmenter le risque de constipation.

Quand les médicaments déclenchent des maladies graves
C’est le comble ! Comment accepter qu’un médicament conseillé pour soigner une affection bénigne puisse être à l’origine d’une maladie grave ?

En inhibant les sécrétions acides, ces médicaments peuvent engendrer, à terme, une atrophie de la muqueuse gastrique que l’on nomme « gastrite atrophique ». Il existe un lien entre cette maladie et le cancer de l’estomac, bien qu’aucune causalité n’ait encore été démontrée. Dans le doute, je pense qu’un usage régulier doit être banni.

Ce que vous risquez avec ces médicaments
Les médicaments contre les reflux et les douleurs de l’estomac modifient la flore intestinale dont l’intégrité est indispensable si vous désirez conserver une bonne santé et de bonnes défenses immunitaires.

Ils modifient également le métabolisme hépatique et pancréatique par l’intermédiaire des cytochromes [5].

Ils interfèrent avec de nombreux médicaments et nutriments comme le fer, les protéines et la vitamine B12.

Le Conseil médical des médicaments [6], au Québec, a bien intégré leurs dangers, et a justement lancé une campagne de sensibilisation à propos de leurs effets.

Ces pilules qui masquent les problèmes
Le plus grave est que, comme tant de médicaments, ils soignent la conséquence (reflux, douleurs) sans chercher l’origine du mal, la cause réelle de ces problèmes digestifs ou de ces douleurs d’estomac. Pire, ces médicaments peuvent même potentiellement masquer ces problèmes.

L’origine infectieuse de l’ulcère : une révolution médicale !
Il y a quelques dizaines d’années, la découverte du rôle pathogène de l’Helicobacter pylori, cette bactérie en forme d’hélice, d’où son nom, sur les ulcères et les cancers gastriques fut une vraie révolution ! Cette bactérie est aussi soupçonnée de jouer un rôle dans la survenue de certaines urticaires, purpuras [7] et même certains troubles cardiovasculaires.

Aujourd’hui, tous les médecins la connaissent bien et savent comment la détecter et en suivre l’évolution après traitement. Le traitement majoritairement utilisé est une association d’antibiotiques et antiacides pendant quelques semaines.

Bien entendu, ce traitement va modifier la flore intestinale mais l’éradication du germe est, à terme, une priorité qui nécessite une surveillance attentive et peut-être de nouvelles répétitions de traitements plus ou moins modifiés.

Entre les cures, toutes les solutions nutritionnelles (et de bon sens) que nous avons évoquées sont absolument indispensables si l’on veut consolider le traitement et limiter l’usage des antibiotiques, mais malheureusement elles ne sont pas à elles seules suffisantes.

Les alternatives ou compléments aux traitements médicamenteux
En dehors des mesures de bon sens et des médicaments, quelques-unes sont à signaler.
proscrire les fritures, les épices et condiments acides, les excès d’aliments gras, la choucroute, les fromages fermentés, les alcools forts, le café (surtout au lait !), le jus d’orange, l’oignon, le chocolat… et bien entendu le tabac.

En revanche, il est recommandé de consommer de l’huile de colza, de coco et de lin, les noix (si vous n’y êtes pas intolérant), les produits riches en oméga-3. On conseille également de consommer du chou, des brocolis, des patates douces, des bananes, de l’ail (si on le supporte), de la réglisse (sauf en cas d’hypertension), des myrtilles, paradoxalement du poivre de Cayenne, et des infusions de camomille, de feuilles de bois de pomme, d’achillée millefeuille, de marrube et de fenugrec. Mais tout est question de mesure et de susceptibilité individuelle.

Contrairement à ce que beaucoup pensent :

Le citron et le jus de citron pris à jeun avec un peu de vinaigre de cidre et/ou de bicarbonate et/ou de miel sont de grands alcalinisants

Le jus de pomme de terre est très efficace pour lutter contre les brûlures d’estomac

Le millet est la seule céréale alcalinisante

Je vous conseille d’ajouter un maximum de céleri et de carottes cuites à vos plats de légumes

Le raisin, à condition d’être consommé bio, donc sans pesticides, est très alcalinisant.

Parmi les compléments alimentaires, il faut signaler :

Que la vitamine C préparée naturellement ou avec des ingrédients naturels n’est pas acidifiante et qu’elle est absolument indispensable en cas d’infection. Vous pouvez en cas de besoin, comme une grippe, en prendre pendant quelques jours 4 à 6 g jusqu’à ce qu’une diarrhée vous indique de réduire la dose.

Je vous conseille d’associer des comprimés dits « à action prolongée » et de l’acide ascorbique que vous achèterez en pharmacie, à diluer dans un litre d’eau, sachant qu’une cuillerée à café rase équivaut à 3 ou 4 g.

Qu’une supplémentation régulière en vitamine E naturelle peut contribuer à traiter efficacement les ulcères du tube digestif.

Que l’açaï, fruit brésilien, peut être conseillé du fait de son très fort pouvoir antioxydant. Il est source de vitamine E, de fibres, de vitamine B1 et de fer. Il peut être consommé sous forme de gélules d’extraits concentrés bios.

La résine de mastic est un supplément nutritionnel sûr, efficace et naturel, dénué d'effets secondaires. Elle est présentée en capsules et son efficacité est confirmée par plusieurs études cliniques [8]. Elle est une alternative intéressante et devrait être proposée systématiquement entre les traitements conventionnels. Même si l’Helicobacter pylori n'est pas suspecté, la résine de mastic peut être utilisée pour apaiser les douleurs d'estomac, aider à reconstituer la paroi de l’estomac et du duodénum, favoriser une bonne digestion et rafraîchir l'haleine !

Bien entendu la liste n’est pas exhaustive.

Vous l’avez compris, ce que j’aimerais que vous reteniez de cette lettre, c’est qu’il est capital de réfléchir avant de vous automédicamenter.

Les deux exemples que j’ai choisis ne sont pas isolés : il faudrait aussi citer les antidouleurs comme le paracétamol ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Loin de moi l’idée de bannir totalement le recours ponctuel à ces molécules, mais :

D’une part il faut en connaître les contre-indications, les limitations d’emploi et donc à minima lire les notices et prendre conseil auprès de son pharmacien et/ou de son médecin en n’omettant pas de signaler les autres traitements que l’on prend.

D’autre part, ne pas les consommer au long cours sans une sérieuse raison, sans avoir tenté des traitements alternatifs et surtout sans mesures hygiénodiététiques indispensables et prioritaires pour un résultat à terme.

_________________
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 Sujet du message: Re: esomeprazole...ipp...
MessagePublié: 03 Mai 2017 07:55 
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Enregistré le: 20 Juin 2016 13:52
Messages: 76
Merci Annie.
Je viens de lire les grandes lignes, je regarderai plus en détail.

Lilipuce


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